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Réaction à l’extension de De Lijn à Bruxelles

vendredi 24 mai 2013, par rédaction WSL

24 mai 2013
C O M M U N I Q U é

Les autorités communales de Woluwe-Saint-Lambert demandent des clarifications à la société flamande de transport public (De Liijn) qui veut établir une ligne de tramways sur la rocade Tervueren-Zaventem-Vilvorde-Jette.
Le Collège des bourgmestre et échevins de Woluwe-Saint-Lambert confirme et fait sienne la position unanime arrêtée par les bourgmestres et mandataires des communes de Crainhem, Wezembeek-Oppem, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert réunis le mercredi 24 avril 2013.

Lors de cette réunion, les représentants des communes concernées ont exprimé leur plus vive opposition au projet de tracé, proposé par De Lijn entre Tervueren et Zaventem, visant à emprunter le site de l’ancien chemin de fer Bruxelles-Tervueren (tracé E3 selon le document de Lijn du 15 avril 2013).

Cette opposition est motivée par le éléments suivants :

  • Traversée d’une zone verte entre Tervueren et le lieu-dit Ban Eik ;
  • Doublement inutile de la ligne de tramways 39 assurant déjà une liaison efficace entre Wezembeek-Oppem, Crainhem et Stockel et une bonne correspondance avec le métro, le quartier commerçant et les écoles ;
  • Largeur insuffisante de l’avenue de Wezembeek sur le territoire de Crainhem, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert pour y implanter un site propre pour une ligne de tramways, ce qui condamnerait des espaces réservés aux cyclistes et piétons ;
  • Largeur insuffisante et profil en long difficile de l’avenue Mounier et de l’avenue Hippocrate bordée par les cliniques universitaires Saint-Luc et les bâtiments de la faculté de médecine de l’Université catholique de Louvain.

La position de Woluwe-Saint-Lambert
De manière plus générale, le Collège des bourgmestre et échevins de Woluwe-Saint-Lambert considère que le projet de création de lignes ferrées sur le territoire de la Région bruxelloise et de sa proche périphérie, à la demande de la société De Lijn, n’est pas suffisamment justifié tant sur le plan de la mobilité que sur celui de l’intérêt économique.

En effet, le développement de telles lignes est de nature à susciter une concurrence avec le réseau de la Stib, principal opérateur des transports publics en Région bruxelloise.

Le Collège des bourgmestre et échevins de Woluwe-Saint-Lambert considère qu’en principe, les lignes des sociétés De Lijn et Tec doivent, dès leur entrée dans la Région bruxelloise, être mises en connexion avec les stations de métro ou les lignes de bus ou de tram exploitées par la Stib.

Le Collège estime qu’il peut être envisagé le développement des réseaux de chacun des opérateurs régionaux de transports publics sur le territoire de la Région bruxelloise afin d’améliorer l’offre de transports publics, à la condition que la réciprocité soit accordée au bénéfice de la STIB en périphérie bruxelloise afin de mieux desservir les populations qui y résident mais qui vivent avec la Région bruxelloise, tant pour des raisons professionnelles que privées ;

Le Collège des bourgmestre et échevins de Woluwe-Saint-Lambert demande en conséquence au gouvernement régional de faire réaliser, préalablement à la délivrance de tout permis d’urbanisme requis pour le projet de De Lijn, une étude par un organisme indépendant , étude qui devra déterminer les coûts et avantages de la complémentarité des réseaux de transports publics des trois opérateurs (Stib, De Lijn, Tec) et les conséquences qui en résultent sur le développement économique de Bruxelles, sa politique de mobilité et sa politique environnementale. La même étude devra formuler des propositions quant à la prolongation des lignes de la Stib en périphérie bruxelloise.