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Des trottinettes partagées oui… mais pas n’importe comment

vendredi 30 août 2019, par ca

A l’initiative du bourgmestre Olivier Maingain, de Gregory Matgen, échevin de la mobilite et de Philippe Jaquemyns échevin de la gestion de l’espace public, le collège donne un délai de 6 mois au nouveau gouvernement régional bruxellois pour fixer des règles plus précises quant au stationnement des véhicules en cyclopartage

- Toujours pas de règles régionales précises
Depuis fin 2018, la législation régionale bruxelloise prévoit de fixer les règles d’octroi des licences d’exploitation aux opérateurs qui gèrent un parc de véhicules en cyclopartage (trottinettes, vélos, scooters …). Si le développement de ce type de véhicules électriques partagés est, a priori, une excellente initiative qui diversifie l’offre en matière de mobilité douce, il est regrettable que Pascal Smet, précédent ministre régional de la mobilité n’ait pas pris les dispositions nécessaires pour réglementer plus précisément le stationnement de ces véhicules (et notamment les trotinettes) qui, à l’heure actuelle, se fait parfois de manière anarchique. Certains utilisateurs se préoccupent fort peu de l’endroit où ils abandonnent l’engin et du fait qu’ils mettent en péril la sécurité des autres usagers, en entravant la mobilité des piétons, des personnes à mobilité réduite, voire même des cyclistes.

- La Région annonce qu’elle va consulter les communes…
Dans son ordonnance du 29 novembre 2018, relative à « l’utilisation des modes de transport partagés en flotte libre alternatifs à l’automobile », la Région a défini un cadre qui précise que l’opérateur est responsable de la sécurité et de la répartition de ses véhicules dans la ville, et qu’ils doivent être entreposés conformément au Code de la route et des réglementations régionales. Mais la Région s’était aussi engagée à consulter les communes pour définir des zones où le stationnement des trottinettes (et autres véhicules en cyclopartage) ne serait pas autorisé, car présentant un danger pour les autres usagers.

A la demande du cabinet de l’ancien ministre bruxellois de la Mobilité, M. Pascal Smet, le Collège a donc transmis, en février 2019, une liste des voiries dont les trottoirs font moins d’1m50 et des zones jugées inappropriées ou dangereuses sur la base des relevés des gardiens de la paix. La position du Collège était d’autoriser librement le stationnement sur tout le territoire, sauf dans les voiries où les trottoirs ne permettent pas de garantir un passage suffisant et sécurisé pour les piétons et les PMR, en cas de stationnement de véhicules en cyclopartage.

Et finalement la Région ne tient pas compte de l’avis des communes…
Le 20 juin, la commune a reçu un courrier du cabinet du précédent ministre régional la mobilité annonçant que, finalement, il allait définir une liste des zones d’interdiction sans tenir pas compte de l’avis qui avait été demandé aux communes.
Les seules zones d’interdiction envisagées par le ministre Pascal Smet étaient : les parcs interdits aux vélos, les gares ferroviaires dont les bâtiments et quais sont facilement géolocalisables, les zones classées à l’UNESCO, les rues commerciales piétonnières et les rues sans places de stationnement avec des trottoirs étroits.
Aucune zone reprise dans cette liste n’existe à Woluwe-Saint-Lambert. Seules les communes de Bruxelles, Koekelberg, Schaerbeek, Uccle et Saint-Gilles sont concernées par de telles interdictions.

Il est regrettable que le précédent ministre régional de la mobilité ait consulté les communes, conformément à ce qu’impose l’ordonnance régionale, mais n’ait pas tenu compte de leurs avis !
Il en résulte une situation toujours aussi imprécise quant aux règles de stationnement des véhicules en cyclopartage, et des nuisances entrainant parfois la mise en danger des autres usagers, en particulier des usagers faibles (piétons, cyclistes, PMR).

- 6 mois pour fixer des règles régionales
Suite aux élections de mai 2019 et à la formation du nouveau gouvernement régional bruxellois et conformément à la Déclaration de politique régionale, le Collège estime nécessaire que le nouveau gouvernement régional fixe enfin des règles précises, applicables à l‘ensemble du territoire de la Région bruxelloise.
Ce jeudi 29 août, le Collège de Woluwe-Saint-Lambert a décidé d’écrire à la nouvelle ministre régionale de la mobilité pour lui demander de fixer les règles de stationnement des véhicules en cyclopartage dans un délai maximum de 6 mois.
Sans quoi le Collège de Woluwe-Saint-Lambert se réserve le droit d’adopter un règlement communal de police spécifique, fixant les règles de stationnement desdits véhicules.
Le Collège fera confirmer sa position par le Conseil communal lors de sa séance du lundi 2 septembre.